Les Services rattachés du Premier ministère

Pour ce qui concerne les structures rattachées, elles sont au nombre de huit (08) à savoir :
-  l’Autorité supérieure de contrôle de l’Etat (ASCE)
-  le Secrétariat général de la défense nationale (SGDN)
-  le Service national pour le développement (SND)
-  la Haute autorité du contrôle des importations d’armes et de leur utilisation (HACIAU)
-  le Millenium challenge account (MCA)
-  le Projet de renforcement des capacités de l’administration (PRCA) ;
-  le Programme de renforcement de la formation professionnelle (PRFP) ;
- la Commission Nationale de promotion de l’expertise nationale (CNPEN)

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE)

Elle est chargée de :
-  contrôler l’observation des textes législatifs et règlementaires qui régissent le fonctionnement administratif, financier et comptable dans tous les services publics de l’Etat, des collectivités territoriales, des établissements publics et de tout organisme national investi de mission de service public ;
-  proposer toutes mesures susceptibles de renforcer la qualité de l’administration publique ; 
-  recevoir et étudier les dénonciations des administrés dans leurs relations avec tout organe investi d’une mission de service publique
-  mener des investigations sur les pratiques de délinquances économiques et de corruption au sein de l’administration concernant les personnes physiques et morales de droit privé pour ne citer que cela.
L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat peut être chargée par le chef de l’Etat et le chef du gouvernement de toute étude ou enquête quel qu’en soit l’objet. La structure est dirigée par un Contrôleur général d’Etat et comprend des Contrôleurs d’Etat.

Le Secrétariat général de la défense nationale (SGDN)

Le (SGDN) anime et coordonne sur le plan interministériel les études sur l’évolution des données de la politique générale de défense, suit en liaison avec les départements ministériels concernés l’évolution des crises et des conflits internationaux pouvant affecter les intérêts du Burkina Faso en matière de sécurité. Il est également chargé entre autres de coordonner la préparation et la mise en œuvre des mesures de défense incombant aux différents départements ministériels, de présider la commission interministérielle de défense du territoire, d’organiser les moyens de commandement et de liaison nécessaire au gouvernement en matière de défense. 

Le Service national pour le développement (SND)

Formellement crée par le décret n° 84272/CNR/PRES du 18 juillet 1984, le Service national populaire (SNP) est défini comme un service civique obligatoire pour tout Burkinabè âgé de 18 à 35 ans. Ses missions concernaient la formation militaire, l’organisation de la jeunesse, la formation agro pastorale et l’alphabétisation. Depuis 1993, la structure a pris la dénomination de Service nationale pour le développement (SND). Il est obligatoire et concerne tout citoyen âgé de 18 à 30 ans. A partir de 1993, les missions essentielles du SND sont :
-  l’appui en ressources humaines aux administrations publiques, notamment les ministères chargés des enseignements ;
-  la formation civique et patriotique au profit des jeunes
-  la formation professionnelle au profit des jeunes en situation d’échec scolaire.
Chaque promotion du service national pour le développement compte près de 5000 jeunes par an, tout statut professionnel compris. Les organes qui composent le SND sont : le Conseil d’administration, la Direction générale, les centres de formation et de production et l’antenne régionale de Bobo-Dioulasso chargée de la gestion des appelés de la zone ouest du Burkina Faso. 
Le SND a été érigé en Etablissement Public de l’Etat à caractère administratif en décembre 1999.

(Hamado Dabré, Directeur général du Service National pour le Développement)

Le Millennium Challenge Account (MCA)

Le programme MCA au Burkina Faso est bâti autour des trois axes suivants : l’objectif global du programme, quatre objectifs spécifiques qui concourent à l’atteinte de l’objectif global et quatre projets qui oeuvrent à l’atteinte des objectifs spécifiques.

L’objectif global du MCA est de réduire la pauvreté à travers la croissance économique par l’accroissement des revenus du monde rural.
Les quatre objectifs spécifiques sont :

-  accroître l’investissement dans le foncier et sur le plan de la productivité rurale à travers l’amélioration de la sécurisation et la gestion foncière ;
-  augmenter l’utilisation productive de la terre en vue d’accroître le volume et la valeur de la production agricole dans les zones du projet
-  améliorer l’accès au marché à travers les investissements dans le réseau routier
-  accroître les taux d’achèvement des filles dans l’éducation primaire.
Quant aux projets oeuvrant à l’atteinte de ces objectifs spécifiques, ils sont ainsi identifiés : projet sécurisation foncière, projet développement agricole, projet désenclavement et projet écoles-bright

Le Projet de renforcement des capacités de l’administration (PRCA)

Le projet de renforcement des capacités de l’administration est directement lié à la réalisation des priorités de développement du CSLP et plus précisément de la bonne gouvernance, ainsi que l’élargissement de l’accès aux services publics. Il complète les crédits de la réduction de la pauvreté et leur objectif d’améliorer la performance de l’administration.

Le projet compte aujourd’hui quatre composantes c’est-à-dire qu’il appui la mise en œuvre du programme de réforme de quatre ministères qui sont : le Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat, le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation et enfin le Premier Ministère.

Le programme de renforcement de la formation professionnelle (PRFP)

Démarré en septembre 2007, le PRFP est un fruit de la coopération entre le Burkina Faso et la Chine Taïwane. C’est un programme axé sur la valorisation des ressources humaines avec pour objectif le renforcement de formation diplômante et de la formation qualifiante.

Le PRFP compte trois organes de gestion qui sont : le comité de supervision. C’est un organe de pilotage du programme représentant le partenaire financier ; le comité technique. Il approuve les supports du programme et prépare les sessions du comité de supervision ; le comité de coordination chargé de la mise en œuvre cohérente des activités et de la préparation des sessions du comité technique. Outre les trois organes de gestion, le PRFP comporte 5 composantes. 

La Haute autorité du contrôle des importations d’armes et de leur utilisation (HACIAU)

Créée par décret n°2001-005-/PRES/PM/MAET du 24janvier 2001, la HACIAU a compétence pour contrôler toute importation d’armes par le gouvernement burkinabè. A ce titre, elle participe à l’élaboration du certificat de destination finale et du certificat de l’utilisateur final ; elle participe également à la prévention de tout trafic illicite d’armes sur le territoire burkinabè.
La Haute Autorité de contrôle des importations d’armes et de leur utilisation, à la demande de l’ONU, tient à sa disposition les inventaires de tous types d’armes de guerre en dépôt au Burkina Faso. Par ailleurs, l’ONU peut vérifier sur tout le territoire du Burkina Faso, toute information donnée par la Haute autorité.
La HACIAU est dotée d’un secrétariat permanent dirigé par un secrétaire permanent nommé par décret sur proposition du ministre chargé de la défense. Il a rang de secrétaire général de département ministériel.

La Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères (CNPAL)

La CNPAL est née en 2001 de la volonté politique du gouvernement de mettre en œuvre d’une part le moratoire de la CEDEAO sur l’importation, l’exportation et la fabrication des armes légères en Afrique de l’Ouest décidé à Abuja en 1998, et d’autre part la déclaration de l’OUA sur les trafics illicites des armes légères et de petit calibre adoptée à Bamako le 1er décembre 2000. La structure a pour objectif de lutter efficacement contre les armes légères et de petit calibre, sources de criminalité transnationale, de conflits armés et de terrorisme afin d’assurer la sécurité la paix et le développement durable du pays. Entre autres missions la CNLPAL contribue à la conception et à la mise en œuvre de la politique nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre. Elle est placée sous la responsabilité d’un secrétariat permanent qui est l’organe exécutif. La Commission se compose de représentants de l’administration et de représentants de la société civile.

La Commission Nationale de promotion de l’expertise nationale (COPENA )

La création de la CNPEN remonte à janvier 1999 avec pour rôle d’assurer l’organisation et la promotion de l’expertise nationale au Burkina Faso. A ce titre, elle est chargée de veiller à la mise en œuvre du document cadre de stratégie de valorisation de l’expertise nationale, d’approuver les programmes et projets de valorisation de l’expertise nationale, de contribuer au renforcement des capacités nationales. La Commission est dotée d’un secrétariat permanent, structure technique chargée de la mise en œuvre de la stratégie de valorisation de l’expertise nationale et du programme de renforcement des capacités nationales. Le Secrétariat permanent est dirigé par un secrétaire permanent nommé en Conseil de Ministres avec rang de Secrétaire général de département ministériel.