Communication électorale : Le CSC distribue la parole aux candidats

L’ordre de passage des candidats et partis politiques aux élections du 11 octobre dans les médias publics est connu, depuis ce vendredi 11 septembre 2015. Le Conseil supérieur de la communication a procédé au tirage au sort, en présence du Premier ministre, Yacouba Isaac ZIDA, de certains membres du Gouvernement, des responsables de médias et des représentants des partis politiques, dans la salle de conférences de Ouaga 2000.

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a organisé la cérémonie de tirage au sort de l’ordre de passage des candidats et partis politiques aux élections d’octobre dans les émissions et pages parrainées par la vigie de l’information, le vendredi 11 septembre 2015 à Ouaga 2000.

Dans le but d’assurer aux candidats un égal accès aux médias publics, le CSC parraine cinq émissions à la télévision et à la radio nationales et deux pages de presse écrite à Sidwaya. « Message de campagne », « Au cœur de la présidentielle », « Au cœur des législatives », « Un candidat, un programme », « Le face-à-face », en cas de second tour à la présidentielle, sont les émissions offertes aux candidats et aux partis politiques. « Les pages spéciales » réservées à la diffusion des projets de société des candidats et « Interview de candidats », réalisée sur la base d’un questionnaire élaboré par le CSC, à publier dans Sidwaya complètent l’offre de communication en faveur des concurrents aux élections du 11 octobre prochain. 
Au total, l’institution dirigée par Nathalie SOME garantit aux candidats mille trois cent trente-cinq (1 335) minutes d’émissions aussi bien à la télévision nationale qu’à la radio du Burkina, et quarante-neuf et demi (49, 5) pages de couverture médiatique dans le quotidien public Sidwaya.

Pour déterminer l’ordre de passage des candidats, le CSC a confié à Eléazar LANKOANDE la conception d’un logiciel adapté, permettant un tirage au sort optimisé, en moins d’une heure alors qu’une opération manuelle aurait duré dix-sept heures. Quid de la fiabilité du logiciel ? L’huissier de justice, Me Rosine Bogoré, en a attesté, ainsi qu’elle a rassuré de la transparence du tirage.

La présidente du CSC a expliqué que la stratégie de couverture médiatique des élections, élaborée par son institution, a tenu compte de la spécificité des scrutins du 11 octobre 2015. « Comment entrevoir l’articulation de la couverture médiatiques aux deux scrutins qui, s’ils ont tous une dimension nationale, comportent entre eux quelques dissemblances ? », « fallait-il prendre les candidatures indépendantes au même titre que les candidats présentés par des partis politiques dans l’occupation des espaces médiatiques ? », ou encore « fallait-il juxtaposer ou alterner les cadres d’expression ouverts aux candidats et aux partis politiques ? » : autant de questions que Nathalie Somé et le collège des conseillers se sont posés avant d’opter pour « un panachage » à travers les émissions conçues.

Une autre innovation dans la couverture médiatique de la campagne électorale a consisté en l’ajustement du nombre de reportages imposés aux médias audiovisuels publics au prorata des circonscriptions électorales où les partis politiques sont en compétition. 
Puis, dénonçant l’inobservation des consignes du CSC par les partis politiques pendant les échéances précédentes, Nathalie SOME a souhaité « que plus rien ne soit comme avant ». 
Le Premier ministre, Yacouba Isaac ZIDA, a salué l’initiative du CSC dont « la difficulté réside dans l’agencement des cadres de discours électoral et le respect d’un ensemble de règles prescrites par la loi ». Il a interpellé les acteurs politiques sur « leurs responsabilités face à cette phase sensible de l’évolution politique de notre pays ». « L’histoire, c’est la rencontre d’un homme avec l’évènement », a-t-il dit, reprenant le général De Gaulle. Le chef du Gouvernement à exhorter les candidats aux élections d’octobre à enrichir l’histoire du peuple burkinabè d’une page glorieuse, en s’interdisant tout propos préjudiciable à la cohésion nationale. Et de leur rappeler : « Le peuple insurgé vous jugera sur la base de la pertinence des projets que vous lui proposerez ».

Yacouba Isaac ZIDA a dit toute sa foi en l’élégance politique consistant en l’acceptation du verdict des urnes. Il y a engagé les parties prenantes pour le bonheur du peuple burkinabè.