
Aperçu de léconomie
Le secteur agricole demeure le moteur du développement économique et social du Burkina Faso. Etant un secteur vital de léconomie burkinabé, il constitue la principale source de revenus, demplois pour près de 92 % des actifs occupés et procure plus de 50 % des recettes totales d'exportations. Le secteur primaire (agriculture, élevage, pêche et forêts) a participé pour environ 38,1% à la formation du Produit Intérieur Brut en 1997 Lagriculture a contribué pour près de 30 % du Produit Intérieur Brut en 1997. Elle occupe à elle seule près de 86 % de la population active. Les cultures vivrières occupent environ 85 % des surfaces totales cultivées et sont essentiellement composées du mil , du sorgho, du maïs, du riz, et du Fonio. Les principales cultures de rente sont le coton ( avec une production évaluée à 334 000 tonnes durant la campagne 1996-1997 et des recettes dexportation FOB évaluées à 74,6 milliards de FCFA soit 50% de la part des exportations du pays) qui constitue la première source de devises , larachide principalement destinée au marché intérieur, le sésame, lamende de karité, les noix de cajou etc. Lélevage contribue pour environ 10 % du PIB et occupe environ 6 % de la population active. Il constitue la deuxième source de devises après le coton .Les exportations FOB des produits de lélevage ont été estimées à 33 milliards de FCFA en 1997, soit 22,12 % du total des exportations FOB. Le secteur secondaire (industrie, Bâtiment et Travaux Publics, énergie, mine, artisanat...) a contribué pour environ 18,3 % au PIB en 1997. Environ 4% de la population active y sont occupés. Lindustrie burkinabé, notamment manufacturière, est embryonnaire. Les principales activités industrielles sont concentrées dans les branches agro-alimentaires. La plupart des unités industrielles est implantée au centre (à Ouagadougou) et à louest (à Bobo-Dioulasso) du pays. La contribution des industries manufacturières au PIB est modeste. Elle a été de lordre de 4,5 % en 1997. La part des industries extractives au PIB durant cette même année nétait que de 0,4 %. Le secteur artisanal est en plein essor mais reste dans le secteur " informel " qui occupe environ 80% des actifs urbains. Le Burkina possède un potentiel minier très important , surtout lié à la présence de vastes sillons birimiens couvrant une superficie de plus de 70 000 Km². Plusieurs minéralisations dimportances inégales en or, en diamant, en métaux ferreux (Fe, Mn, Ni ) en métaux non ferreux ( Cu, Pb, Zn, Ti, V, Sb) sont mis en évidence dans les formations birmiennes. Le secteur minier est en plein essor. Plusieurs sociétés minières internationales sont installées au Burkina et sadonnent principalement aux travaux dexploration . Au cours de la décennie à venir, la production minière, notamment aurifère devrait connaître un accroissement notable. Estimée à 1,5 tonnes lan, elle pourrait décupler au cours de cette période sous revue. Le secteur tertiaire (Administration, commerce, transports et communication, services) a participé à concurrence de 43,57 % au PIB grâce notamment au développement du sous-secteur des services marchandes pour 33,78 % du Produit Intérieur Brut en 1997. Le Produit Intérieur Brut global du Burkina, en 1997, au prix de 1985 ( prix constants) est estimé à 9882,2 milliards de FCFA et le PIB par tête dhabitant au prix de 1985 (prix constants) est estimé à 93 557, 4 FCFA pour la même année. |