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Les organisations
d'intégration économique régionale
L'intégration est un Processus
par lequel deux ou plusieurs pays cherchent à éliminer les barrières discriminatoires
existant entre eux pour établir un espace économique unique.
Devant les changements profonds
qui affectent l'économie mondiale, l'intégration apparaît comme la réponse adéquate
au phénomène de globalisation. La constitution des blocs telles que l'union Européenne,
l'Accord de libre Échange Nord Américain (ALENA), témoigne de la nécessité des pays
à cheminer en groupe. Le Burkina Faso, à l'instar des pays de la sous région appartient
aux organisations d'intégration économique suivantes :
Dans le cadre de ce travail, nous présenterons
d'abord dans le tableau ci dessous les deux communautés, ensuite les avantages et les
coûts de l'intégration et enfin les mesures prises pour remédier aux conséquences
négatives de l'intégration
Présentation de deux organisations d'intégration économique
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Communauté Économique des États de
l'Afrique de l'Ouest |
Union Économique et Monétaire Ouest
africaine |
| 1- Nom (sigle) |
Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest
(CEDEAO) |
Union économique et Monétaire Ouest africain (UEMOA) |
| 2- Date et lieu de création |
28 Mai 1975 à Lagos (Nigeria) |
10 Janvier 1994 à Dakar (Sénégal) |
| 3- États membres |
Bénin, Burkina, Cap vert, Côte d'ivoire, Gambie, Ghana,
Guinée, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Léone, Togo |
Bénin, Burkina, côte d'ivoire, Guinée Bissau(,12 Mai
1997) Mali, Niger, Sénégal, Togo |
| 4- population - Superficie |
240 Millions d'hts - 6 194 000km2 |
67 Millions d'hts - 3 509 125 km2 |
| 5- Principaux objectifs |
Promouvoir la coopération et
l'intégration afin d'améliorer le niveau de vie de ses populations Maintenir et renforcer la
stabilité économique
Favoriser les relations entre ses
membres, contribuer au progrès et au développement du continent africain
Harmoniser et coordonner les
politiques nationales
Créer un marché commun et une
union économique
Participer à la création de la
communauté économique africaine |
Renforcer
la compétitivité des activités économiques et financières des États membres dans le
cadre d'un marché ouvert et concurrentiel et d'un environnement juridique, rationalisé
et harmoniser Assurer la
convergence des performances et des politiques économiques des États membres par
l'institution d'une surveillance multilatérale
Créer entre les États membres
commun basé sur la libre circulation des personnes et des biens , des services et des
capitaux et sur le droit d'établissement des personnes exerçant une activité
indépendante ou salariée ainsi que sur un tarif extérieur commun et une politique
commerciale commune
Harmoniser les législation des
Etats membres et particulièrement le régime de la fiscalité
Instituer une coordination des
politiques sectorielles nationales par la mise en uvre d'action commune et
éventuellement de politiques communes notamment dans les domaines des ressources humaines
de l'aménagement du territoire, des transports et télécommunication, de
l'environnement, de l'agriculture de l'énergie, de l'industrie et des mines. |
| 6 - Instances dirigeantes |
La
conférence des chefs d'Etat et de Gouvernement Le conseil des ministres
La cour de Justice
Les commissions techniques
spécialisées
Le secrétariat exécutif
Le conseil économique et social
Le parlement de la communauté |
La conférence des chefs d'Etat
et de Gouvernement Le conseil des
ministres
La commission
La cour de justice
La cour des comptes
Le comité inter-parlementaire
La chambre consulaire régionale |
| 7 - Organigramme |
Le secrétaire exécutif est assisté
de deux adjoints; (S.E.A)
Le secrétaire exécutif adjoint chargé de l'administration et des
finances est responsable des sections suivantes :
Affaires juridiques
Affaires sociales et culturelle
Administration et finance
L'autre chargé des affaires économiques est
responsable des sections
Commerce,Douane, Immigration,
Questions monétaires et paiements
Transport, communication, énergie
Industrie, Agriculture et
ressources naturelles
Recherche et statistiques
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La commission commission comprend huit membres
et est dirigé par un président élu pour quatre ans.
La présidence qui est renouvelable est assurée par chaque État membre à tour de rôle.
Les commissaires sont chargés de la direction des départements ci-dessous :
Le département de l'amenagement du territoire
et des infrastructures, des transports et des communications ;
Le département des ressources ;
Le département de l'énergie, des mines, de
l'industrie et de l'artisanat ;
Le département des politiques commerciales et
douanières ;
Le département des politiques économiques ;
Le département du développement rural et de
l'environnement ;
Le département des politiques financières
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| 8 - Institutions spécialisées |
Agence monétaire de l'Afrique de
l'Ouest (AMAO) Fonds de coopération,
de compensation et de développement
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Banque centrale des Etats de l'Afrique de
l'Ouest (BCEAO) Banque Ouest africaine de
développement (BOAD)
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Avantages
Les principaux avantages découlant de
l'intégration sont :
- La baisse des coûts de production à l'intérieur
de la région grâce aux économies d'échelle due à la réduction des barrières
tarifaires et non tarifaires , .
- La substitution du commerce légal au commerce transfrontalier illégal
généralement associé aux activités improductives et onéreuses encouragées par des
différences de prix découlant des politiques diverses ;
- L'accélération du rythme des investissements attirés par un marché
élargi et un code communautaire des investissements plus libéral.
- La baisse des prix due à la réduction des tarifs et à la concurrence
et l'élargissement de la gamme de choix pour les consommateurs.
Au delà de ces avantages considérés comme
globalement positifs pour la zone, l'intégration, entraîne des coûts.
Les coûts
Le schéma de libéralisation préconisé dans le cadre de l'UEMOA et
de la CEDEAO entraîne, au moins dans l'immédiat des moins values
budgétaires, et une inégalité dans la répartition des avantages et des coûts de
l'intégration pour les différents pays.
Les moins values budgétaires
La fiscalité de l'ensemble des pays de la sous
région se caractérise essentiellement par l'importance de la fiscalité de porte dans le
montant total des recettes budgétaires des Etats.
Dans un tel contexte, toute diminution ou
suppression des droits de douane entraîne des moins values budgétaires importantes pour
les différents pays. Surtout pour des pays en proie à de graves difficultés
financières, toute perte de recettes est lourde de conséquences.
Mais au delà de ces moins values budgétaires,
on note une inégalité des avantages et des coûts pour les pays.
Une inégalité des avantages et
des coûts
Celle-ci résulte des écarts de développement
existant entre les différents pays, en particulier sui- le plan industriel.
Les pays
dotés de tissus industriels plus développés et de circuits de distribution plus
élaborés profitent plus des effets de l'intégration que les pays moins avancés à
tissus industriels peu étoffés. Ceci s'explique par le jeu des . avantages comparatifs
généralement défavorables à ces derniers.
A l'intérieur de l'UEMOA, la Côte
d'Ivoire constitue l'économie dominante avec 34,7%, du PIB de l'Union. Elle est
suivie du Sénégal (22,1% du PIB) et ensuite les autres pays qui représentent chacun
environ 8,5% du PIB de l'Union.
C'est la disparité des
niveaux de développement des économies que semble attester la liste des produits et des
entreprises agréés à la taxe préférentielle communautaire ; A la date du ler
septembre 1997, sur les 211 entreprises dont les produits sont agréees., on note., la
répartition suivante :
98 pour la Côte d'Ivoire
56 pour le Sénégal
18 pour le Mali
15 pour le Burkina Faso
9 pour le Togo
8 pour le Niger
6 pour le Bénin
D'autre part, l'hétérogénité des mesures
tarifaires et non tarifaires, notamment sur le plan du droit des affaires, sur le plan de
la fiscalité et dans le domaine des règles de concurrence fausse le jeu de la libre
concurrence.
De telle hétérogénité viennent, le plus
sounvent aggraver entre les pays l'inégalité dans la répartition des avantages et
des coûts pour les différents pays.
Face à toutes ces conséquences on note un effort de mise en place de
mécanismes de compensation pour y remédier.
Les mecanismes de compensationaux
moins values budgétaires et aux
inégalités et dispararités
Ces compensations peuvent être regroupées en
deux catégories :
- la compensation par les fonds
- la compensation par le droit
La compensation
par les fonds comprend :
- Le fonds de compensation financière provisoire pour pertes de recettes de l'UEMOA ,
- Le fonds de coopération, de compensation et de développement (FCCD) de la CEDEAO;
- Les fonds structurels pour l'aménagement équilibré du territoire communautaire
 La compensation
des dispan'tés par le droit comprend d'une part l'harmonisation des fiscalités et
des législations et, d'autre part, l'adoption de règles
garantissant la libre concurrence |