
Les voies et moyens de communication [Les transports routiers] [Le chemin de fer] [Le transport aérien] [Les télécommunications] [La poste] Il y a trois grandes voies de communications pour le Burkina
Faso : la route, le chemin de fer et l'avion. Le réseau routier Le Burkina Faso est desservi par un réseau routier classé d'une longueur totale de 12 349 km, se présentant conformément aux tableaux ci-après, et un réseau de pistes rurales d'une longueur d'environ 6 000 km.
L'état de ce réseau en 1997 se présente de la manière suivante:
Pays enclavé et surtout pays carrefour par excellence de la sous région, le Burkina Faso est relié aux capitales des pays voisins par des axes internationaux presque tous bitumés (à l'exception du corridor béninois pour lequel il reste environ 700 km à bitumer en territoire béninois). Ce sont:
Il existe également des axes en terre en bon état :
En ce qui concerne la voirie urbaine surtout à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, d'importants travaux entrepris ces dix dernières années ont permis d'améliorer substantiellement la qualité des routes. Les moyens de transport routier Sur ces routes, et sur la base des statistiques des immatriculations nationales, circulent 55604 véhicules dont 90 % sont acquis de seconde main avec un âge moyen de 10 ans et 70 895 motocyclettes de cylindrée supérieure à 50 cc. La répartition de ce parc sur le plan national est très inégale. En effet, 68 % de ce parc est concentré à Ouagadougou, et 16,2 % à Bobo-Dioulasso, les 16 % restant se retrouvant dans les autres provinces. Le Burkina Faso étant un pays de transit, il faut ajouter à ces chiffres, le nombre important de véhicules étrangers qui y viennent ou le traversent pour d'autres destinations. D'autres part, le pays est à prédominance "deux roues" et le chiffre de 70 895 motos ne représente que les engins soumis à immatriculation. Il demeure donc comme moyens de transport non moins importants sur nos routes, les engins de moins de 50 cc, les vélos et bien entendu les charrettes à traction humaine ou asine. En ce qui concerne le trafic voyageur, il existe des entreprises de transport routier de voyageurs exerçant sur les réseaux interurbain et international. Le parc est constitué d'environ 3180 minicars et autocars équipés pour certains de télé vidéo et de bars; en effet, l'arrivée sur le secteur ces dix dernières années de sociétés modernes dotées d'un parc véhicules neufs a insufflé un dynamisme à l'activité entraînant le rajeunissement du parc et un service de qualité au plan confort et sécurité. Les transports urbains Les caractéristiques de la mobilité urbaine Ce n'est pas un hasard si Ouagadougou est appelé la" Capitale des Deux Roues", entendez par là que le spectacle des bicyclettes et surtout des engins à deux roues motorisés est spécifique à cette ville dans la sous région. En effet le système des déplacements à Ouagadougou est caractérisé par:
Le marché des déplacements Le marché des déplacements est partagé entre le taxi ordinaire, le taxi à compteurs, et le transport en commun qui a fait son apparition en 1984. Le plus important demeure les taxis verts avec un parc estimé à plus de 1850 unités mais gérés de façon quasi artisanale. Ensuite viennent les taxis-compteur dotés ou non de radios et un dernier type depuis février 1998 appelé "taxis jaunes" (173 unités). Il existe enfin une société de transports collectifs avec un parc de 39 unités exploitant un réseau de base de six lignes hérité de l'ancienne société nationale de transport en commun suite à la privatisation de cette dernière. Historique A l'origine, le chemin de fer devait relier Abidjan à Niamey via Ouagadougou, d'où le nom de Régie Abidjan - Niger (RAN)qu'elle a porté jusqu'en 1990. Son histoire plonge donc dans l'histoire coloniale des deux pays. Commencés le 12 janvier 1904, interrompus lors de la première et deuxième Guerre Mondiale,( la Gare de Bobo a été inaugurée le 25 janvier 1934, celle de Koudougou le 16 mai 1953) les travaux de construction de la ligne de chemins de fer aboutiront à Ouagadougou en 1954 qui verra l'inauguration de sa gare le 30 octobre 1954. Les travaux de la voie du Sahel ont commencé en février 1985 et l'inauguration de la gare de Kaya a eu lieu en décembre. Au total et actuellement, c'est une ligne de près de 1245 km de long avec 617 km en territoire burkinabé. Trafic L'essentiel du trafic concerne les matériaux de construction et les marchandises lourdes ou conteneurisées pour plus de 60 % à l'importation et autant en produits agricoles et d'élevage (coton, amandes de karité, et bétail) à l'exportation. Gestion Gérée en régie dès sa création jusqu'en 1990 par une structure commune aux deux Etats : ( Côte d'ivoire et Burkina Faso) , La RAN allait disparaître pour faire place à la Société Ivoirienne des Chemins de Fer (SICF) pour la Côte d'ivoire et la Société des chemins de fer du Burkina (SCFB) pour le Burkina Faso, inaugurant ainsi la gestion séparée par chacun des Etats des infrastructures nationales. Le Burkina Faso dispose de deux aéroports de classe internationale pouvant recevoir tout type de trafic aérien (Ouagadougou et Bobo-Dioulasso) et au moins une dizaine d'aérodromes secondaires utilisables à la demande. Les caractéristiques techniques des deux aéroports sont les suivantes:
Coordonnées de aéroports internationaux et caractéristiques des pistes
Aéroports secondaires et distances (en km) par rapport aux deux villes principales: Ouagadougou est reliée aux villes suivantes:
Il existe également un droit de passage sur Tunis (pas de droit de trafic). Les différentes compagnies aériennes qui desservent régulièrement le Burkina Faso sont les suivantes avec leur nom de code:
Dans sa politique du bon voisinage et du désenclavement par tous les moyens du pays, le Burkina s'est doté depuis 1967 d'une compagnie nationale aérienne "AIR BURKINA : La Compagnie du Bon Voisinage" qui dispose d'avions propres et qui dessert toutes les capitales des pays limitrophes. Il faut aussi signaler l'existence de deux aéro-clubs privés l'un à Ouaga et l'autre à Bobo, et faisant surtout office de centre d'instruction et de pilotage, avec en fin de formation et à l'issue d'un examen la licence de pilote d'avions monomoteurs. Elles sont assurées par l'Office National des Télécommunications (ONATEL). Cette structure résolument tournée vers l'avenir vous garantit un equalité de service à la hauteur de vos attentes en vous offrant une gamme variée de produits et services adaptés à vos besoins : téléphone, télégraphe, télex, télécopie, téléphonie mobile cellulaire de type GSM (TELMOB), radio électricité, liaisons spécialisées, minitel, réseau ultramoderne de transmission de données par paquets (FASOPAC), noeud national d'interconnexion avec internet (FASONET) répondeur, facturation détaillée, carte téléphonique prépayée, réveil automatique, appel enregistré, service restreint commandé, numérotation abrégée, renvoi temporaire, indication d'appel en instance, conférence à trois, identification d'appels malveillants, etc,. Consultez le site de l'ONATEL pour en savoir plus : http://www.onatel.bf La Société Nationale des Postes (SONAPOST) offre de très nombreuses prestations : courrier ordinaire et/ou spécial, services spéciaux, poste financière (mandats, caisse nationale d'épargne, compte courant postal), produits et services nouveaux. C'est votre intermédiaire pour :
Son réseau de contact se compose de : bureaux de poste, guichets, boîtes postales, agences postales, courriers cyclistes, circuits de la poste automobile rurale, établissements spécialisés (centre national de tri, centre de chèques postaux, caisse nationale d'épargne, colis postaux, agence philatélique). Son service de courrier accéléré comprend : Express Mail Service, Burkina Express Postal International (EMS-BEPI), courrier accéléré urbain (C.A.U.). Ses relations internationales en matière de courrier ordinaire se passent avec 170 pays membres de l'Union Postale Universelle (UPU). |
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