art, habitat et culture du Burkina Faso


Art, habitat et culture

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La culture et les arts                                        

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Groupe musical traditionnel du Burkina Faso

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Ensemble de traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs qui caractérisent la pluralité d'ethnies du pays, la culture burkinabè englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les systèmes de valeurs, les traditions, les croyances et les droits fondamentaux de l'être humain. C'est elle qui imprègne les actes des membres de la société burkinabè, des actes les plus banaux et quotidiens aux actes les plus solennels et décisifs.

Elle assure la cohésion de ses membres et leur sert de référentiel. Même si cette culture n'est pas restée immuable, tant elle a subi et continue de subir des changement occasionnés par des facteurs internes et/ou externes, physiques, sociaux, économiques, etc., elle assure toujours cette fonction de cohésion qui reste une condition de taille au développement du pays.

Traits caractéristiques du burkinabè

Le Burkinabè se perçoit à travers des traits culturels précis :

  • l'hospitalité ;

  • l'humilité ;

  • la loyauté ;

  • la politesse ;

  • le respect du bien commun ;

  • l'acharnement au travail et le courage dans l'adversité ;

  • l'amour pour la patrie.

Ces traits culturels sont vénérés à travers des manifestations culturelles telles que les contes, chants, danses, lettres et arts, cérémonies coutumières et religieuses diverses. Ils ont fait l'histoire commune des populations et assuré une cohésion sociale et une harmonie inter-ethnique.

Eléments de population, de langue et de religion

La population du pays a atteint 9 780 000 habitants en 1993. Elle présente une extraordinaire diversité ethnique, assez exceptionnelle pour qu'on ait parlé de véritable "mosaïque ethnique", avec environ 70 ethnies avec presque autant de langues.

La langue officielle du pays est le français. L'anglais est enseigné dans tous les lycées et collèges du pays ; il est donc compris d'un nombre élevé d'intellectuels, même si ceux-ci ne l'utilisent pas quotidiennement.

Au plan religieux, les croyances traditionnelles (44,8%) restent majoritaires malgré les assauts des religions monothéistes et des sectes : musulmans (43,0%), chrétiens (12,20%) dont catholiques (6,9%) et protestants (6,8%).

Activités culturelles en général

L'action culturelle s'exerce au moyen d'infrastructures et d'activités culturelles publiques et privées. La majeure partie des activités culturelles se déroule presque quotidiennement dans les 8 000 villages du pays, où vivent près de 90% de la population composée d'agriculteurs et d'éleveurs. Les villes de moyenne importance connaissent également une vie culturelle intense.  

Il s'agit principalement d'activités de réjouissance telles que musique et danse avant, pendant ou après les activités champêtres ou de cérémonies coutumières ou religieuses telles que naissances, décès, initiations, intronisations de chefs traditionnels, etc.

Dans les grandes villes, les activités culturelles sont constituées de petites ou moyennes manifestations telles que danses, représentations théâtrales, concerts, projections cinématographiques, etc., et de grands festivals ou semaines à envergure nationale ou internationale. Ces activités sont organisées annuellement ou en biennale, par l'Etat ou le secteur privé.

  Activités culturelles organisées par l'Etat

De l'Administration d'Etat relèvent les grandes manifestations suivantes qui drainent des visiteurs de tout le monde entier :

Le Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO)

Il se tient toutes les années impaires aux mois de févier-mars à Ouagadougou la capitale politique du pays ; vistez le site du FESPACO : http://www.fespaco.bf

Le Salon International de l'Artisanat de Ouagadougou (SIAO)

Il se tient toutes les années paires à Ouagadougou ; http://www.siao.gov.bf

La Semaine Nationale de la Culture (SNC)

Elle se tient toutes les années paires à Bobo-Dioulasso, la capitale économique du pays ;

Le Symposium de Sculpture sur Granit de Laongo

Laongo étant un village situé à 35 kM de Ouagadougou.

Activités culturelles organisées par le secteur privé

Du secteur privé relèvent les grandes manifestations suivantes qui ont également une audience nationale et internationale :

Le Festival International de Théâtre de Développement (FITD)

Il se tient à Ouagadougou ;

Le Festival International de Théâtre et de Marionnettes de Ouagadougou (FITMO) ;

01 B.P. 5743 Oouagadougou 01
Tel : (226) 36 59 42
Fax : (226) 30 03 14

Email : gambidi@cenatrin.bf

Le Festival des masques de la Sissili et du Sanguié (danses de masques en costumes de fibres et à représentations animales)

Il se tient à Pouni, localité située à 150 KMs de la capitale sur la nationale 1 ;

La Finale du Carnaval Dodo (danses de masques à représentations animales)

Elle se tient annuellement à Ouagadougou ;

La Finale du Carnaval Salou

Il se tient annuellement à Ouagadougou ;

La Finale du Festival KIBGA (danses de femmes)

Elle se tient annuellement à Ouagadougou ;

Les Nuits Atypiques de Koudougou (NAK)

Elles se tient à Koudougou située à 100 kilomètres de la capitale ;

Jazz à Ouaga

Ouag'art (exposition d'arts plastiques et graphiques)

Le Symposium de sculpture et de peinture sur roche de Léguéma, village situé à 15 kilomètres de Bobo-Dioulasso


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Administration culturelle                                                                

En tant que garant des richesses du patrimoine culturel traditionnel, l'Etat burkinabè est le plus grand pourvoyeur de ressources dans les activités culturelles. C'est lui qui organise le cadre général de mise en oeuvre de certaines de ces activités en soutenant quelquefois le secteur privé par des subventions.

Le Ministère de la Communication et de la Culture est le moteur de cette dynamique culturelle, en partenariat étroit avec les structures de la Société civile : organisations socio-culturelles des villes et des villages (chefferies traditionnelles et religieuses, organisations civiles).

L'administration culturelle comprend les services culturels suivants :

Direction de la Législation, de la Promotion et de la Coopération Culturelle (DLPCC)

C'est la structure chargée de la promotion et de la coopération culturelles ainsi que de la réglementation de certaines activités culturelles. On peut la contacter pour joindre toutes les associations culturelles du pays, les musicens tradditionnels ou modernes, les troupes de danse et de théâtre, etc. Elle dispose d'importants moyens de sonorisation pour les spectacles divers et gère 6 salles de spectacles pour le compte de l'Etat.

Direction du Livre et de la Promotion Littéraire (DLPL)

Elle a la charge de la promotion de la littérature burkinabè vers une élevation quantitative et qualitative de la lectuure dans le pays. Elle supervise les actions de 22 Bibliothèques de Lecture Publique et de 10 Centres de Lecture et d'Animation Culturelle (CLAC).

Elle met en oeuvre la Bibliothèque nationale et les assure la promotion de l'édition littéraire. En outre, elle travaille à porter au petit et au grand écran, des oeuvres d'auteurs burkinabè.

Centre National d'Artisanat d'Art (CNAA)

Ce centre est un lieu de passage obligé pour tout visiteur du pays et de la capitale en particulier. Haut lieu de formation à la création artistique (arts graphiques et plastiques), il a formé la crème des artistes plasticiens dans tous les domaines : bronze principalement, sculpture sur bois, granit et autres roches, dessin, peinture (batiks).  

On peut y voir les artistes travailler. Le centre dispose d'une boutique b ienachalandée.

Direction du Patrimoine Culturel (DPC)

Elle est chargée de l'étude, de l'affirmation et de l'enrichissement des identités culturelles des nationalités burkinabè en rapport avec le patrimoine mondial de l'humanité. A ce titre, elle gère le patrimoine artistique et les monuments historiques, identifie, collecte, inventorie les biens culturels meubles et immeubles, collecte, conserve et revalorise les us et coutumes, identifie et développe les musées (veuillez consulter le Musée virtuel du Burkina sur ce site : http://www.musee.bf

Il existe six musées gérées par des structures de l'Etat et qui proposent des visites fort intéressantes :

  • le musée national de Ouagadougou ;

  • le musée provincial du Houet à Bobo-Dioulasso ;

  • le musée des civilisations du Sud-ouest dans le Poni à Gaoua ;

  • le musée provincial du Sanmatenga à Kaya ;

  • le musée d'archéologie de Pobé-Mangao ;

  • le musée géologique du Bureau des Mines et de la Géologie du Burkina (BUMIGEB) à Ouagadougou.

Au compte du secteur privé, il y a :

  •  Le musée de la Bendrologie à Manéga ;

  • Le musée des masques à Boromo.

Le pays comporte plusieurs sites et monuments. Les sites naturels sont les plus nombreux et constituent de véritables zones d'attraction : cascades, lacs sacrés aux caïmans, grottes, gravures rupestres dont les plus importantes sont situées au nord, à Pobé-Mangao et Arbinda ; pics de Sindou à l'Ouest, pics du Nahouri à Pô dans le Sud-ouest ; le site métallurgique du fer de Kindiba dans la province du Zandoma permet de lire sur place l'histoire de la métallurgie du fer sur 5 à 6 siècles !

D'autres sites tels que mortuaires, miniers, historiques, etc. existent et sont également des zones touristiques.

Les monuments sont nombreux et disséminés dans les villes et villages ; ils sont historiques, modernes ou religieux, etc.

Direction de la Cinématographie Nationale (DCN)

Cette structure est chargée du développement de programmes cinématographiques, la réglementation de la profession cinématographique et la production de films. Elle dispose d'une gamme variée de matériels de prise de vues, de salles de montage, de studios de mixage, post-synchronisation et doublage, sollicités par la plupart des cinéastes africains.

Elle dispose également de techniciens chevronnés du cinéma et de l'audiovisuel. En tant que telle, elle renforce la position du pays comme capitale du cinéma africain.

Société Nationale de distribution et d'exploitation Cinématographiques (SONACIB)

Elle a la charge de l'importation et de la distribution de films sur l'ensemble du territoire national. Elle s'occupe également de l'exploitation de salles de cinéma et de la promotion de toute activité directement ou indirectement liée au cinéma. 

Elle gère directement un parc de 16 salles de cinéma et assure l'approvisionnement de 39 autres salles. 

Secrétariat Permanent du Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (SP/FESPACO) : consultez son site à l'adresse suivante, pour être un jour des 5 000 festivaliers qui participent à chaque édition :http:// www.fespaco.bf - E-mail: sg@fespaco.bf

Secrétariat Permanent de la Semaine Nationale de la Culture (SP/SNC) à Bobo-Dioulasso

Epine dorsale de l'action culturelle, c'est un haut lieu de l'expression plurielle de la culture burkinabè prise dans tous les compartiments de son puzzle et de l'ensemble des expressions artistiques et identitaires du pays. En une semaine, tout le pays est en communion avec Bobo-Dioulasso. 

Toutes les disciplines artistiques sont représentées par des adultres et des jeunes : arts du spectacle, arts plastiques, lettres, cinéma. Des conférences-débats, des expositions d'art culinaire, vestimentaire, capillaire, d'artisanat d'art, d'architecture traditionnelle, des collections muséales et des réjouissances populaires traditionnelles authentiques des communautés ethniques (journées des communautés) sont données à voir. 

Des activités sportives et des jeux de société tels que vécus dans la tradition sont pratiquées : course hyppique, concours de tir à l'arc, lutte traditionnelle, waré (jeux de société pratiqué par de nombreuses sociétés africaines). 

Bureau Burkinabè du Droit d'Auteur (BBDA)

C'est l'organisme national de gestion collective des droits d'auteurs. Il compte 1051 membres auteurs-compositeurs et éditeurs de musique, auteurs littéraires et dramaturges, réalisateurs, auteurs des arts graphiques et plastiques, auteurs d'oeuvres photographiques, d'arts appliqués et d'oeuvres chorégraphiques. 

Il a un répertoire fabuleux de 10 432 oeuvres d'auteurs protégées. En outre, l'Etat lui a confié la protection du patrimoine culturel traditionnel au profit de l'ensemble des populations. 

C'est l'intermédiaire entre les utilisateurs d'oeuvres et les auteurs. Disposant d'un système informatique de pointe, il coopère avec un réseau de 158 sociétés du monde.


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L'habitat                                                                                                 

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Habitat au sahel (région nord du pays)

Habitat au centre

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Pour se protéger des intempéries, l'homme s'est construit un abri. Cet abri a évolué avec l'évolution de l'homme. Ainsi à travers la culture, la civilisation, l'abri a progressivement évolué pour devenir des demeures ; Ces demeures sont devenues aujourd'hui des résidences.

Au Burkina Faso, on distingue deux zones d'habitat : l'habitat en zone rurale et l'habitat en zone urbaine.

Habitat en zone rurale

Cet habitat de type traditionnel est très varié et caractérise chaque région et ethnie. On peut regrouper les différents types d'habitat de la zone rurale en trois grands groupes suivant les formes et les toitures.

Titre 1 : Se situe au grand Nord du Burkina : Ce sont généralement des Habitations temporaires en forme de dome, ou de tente qui reflette le mode de vie de la société du milieu (société nomade). Il s'agit de l'habitat peulh et touareg.

Type 2 : Se rencontre au centre : ce sont des habitations de forme circulaire et à toiture conique en paille. Ce genre d'habitat se retrouve chez les mossés les bissa, les gourmanchés. Cet habitat comporte des nuances et des variantes suivant la technique et la maîtrise de l'art de construire des différents groupes ethniques.

Type 3 : Se situant au Sud et à l'ouest ; cette zone se caractérise par plusieurs variantes d'habitat qui ont en commun la forme orthogonale avec une toiture plane en armagasme (mélange de terre d'eau, et de bouse de vache). C'est cet habitat que l'on retrouve chez les Bobo, lobi-dagara, gourounsi, samo, marka. A chaque groupe ethnique correspondant une certaine variante.

Le développement économique de ces régions de l'Ouest et du Sud a fait que des possibilités existent et on s'attelle beaucoup plus à traduire le niveau d'évolution à travers son habitat. Ainsi l'habitat de type gourounsi se traduit par sa richesse en forme.En dehors de ces formes on remarque que la décoration occupe une place très importante dans cet habitat. Elle correspond à des signes désirés qui traduisent les symboles de la société.

En zone rurale l'habitat tire ses matériaux de la nature. Aujourd'hui on constate l'introduction de matériaux importé tel que la tôle ondulée en couverture.

L'habitat dans la zone urbaine

En ville l'habitat traditionnel a subi de grandes mutations. L'habitat est composée de logement, des équipements, des infrastructures d'accompagnement et des immeubles. Cet habitat est parfois l'oeuvre des architectes, des urbanistes et des ingénieurs. Il est très varié dans ses formes, styles et standing. Bien que de style moderne il tire son inspiration de l'habitat traditionnel. on peut denombrer plusieurs types de logements.

Logement de type traditionnel :

Se trouve dans les quartiers populaires dans les zone non loties généralement construit en banco crépis en ciment ou en banco avec toiture en tôle.

Logement de type moyen standing :

Se rencontre dans les zones loties c'est la synthèse du type traditionnel et du type moderne : ce sont des logements construits en banco amélioré ou en matériaux définitifs (Agglos de ciment), avec toiture en tôle. Les ouvertures sont en menuiseries métalliques.

Logement de type grand standing :

Se rencontre dans les quartiers résidentiels, et dans les quartiers lotis. Ce sont des logements coûteux et plus durables. Construits en matériaux définitifs avec toiture en tôle et faux plafond (contreplaqué ou staff) ou en dalle. Les ouvertures sont en menuiserie métalliques vitrées ou en alu vitrée avec tout le confort. On trouve aussi quelques immeubles à usage de logements collectifs.

Equipements :

Les bâtiments à usage de bureaux, commerce, équipements sociaux boutiques etc... sont réalisés en immeuble d'un à plusieurs étages dont la plupart est au centre ville. Ils donnent l'aspect "cosmopolite à la ville".

Politique de l'habitat

Dans l'objectif de fournir un logement descend à tous, de 1984 à 199O l'état s'est investi dans la réalisation de logements sociaux en grand nombre à travers les différentes cités (AN II, AN III, AN IV. A. et B, 1200 logements, Song-taaba, Logement SOCOGIB, etc... et dans l'aménagement des quartiers périphériques spontannés par des opérations de lotissements.

Depuis lors la politique de l'habitat est basée sur :

  • un désengagement progressif de l'état dans la production du logement

  • l'appui, et la promotion des promoteurs immobiliers privés dans la réalisation des logements.

  • la viabilisation des parcelles et leur vente aux ménages et aux opérateurs économiques (Projet Ouaga 2000, SOCOGIB, aujourd'hui la SONATUR)

  • la promotion des matériaux locaux (projet locomat), avec pour objectif, amoindrir les coûts et rendre accessible à la population un logement décent.